Sondage réalisé auprès des expatriés européens après les élections 

Réalisé quelques semaines après les élections de mai 2019, le sondage, qui concerne les douze nationalités comptant le plus grand nombre d’expatriés, recueille des informations sur la façon dont les expatriés ont voté, sur les raisons qui les ont poussés à voter, sur les questions qui leur tiennent à cœur, sur la façon dont le Brexit a influencé leur choix et sur la façon dont ils perçoivent l’Union européenne et le Parlement européen.

 Il indique clairement que le taux de participation tend à être plus bas chez ce groupe de personnes et examine les raisons probables de cette situation. Alors que les expatriés bénéficient du même droit de vote aux élections européennes que les autres citoyens, dans certains pays, le vote en tant qu’expatrié implique plus de démarches que dans le pays d’origine, ce qui pourrait être considéré comme un obstacle potentiel.

 Les conclusions indiquent notamment que plus d’un tiers des votants ont rencontré des difficultés et qu’un quart des abstentionnistes ont expressément indiqué ne pas avoir voté parce qu’il est trop difficile de voter depuis l’étranger. En outre, une personne interrogée sur cinq a indiqué ne pas savoir où voter, ne pas savoir comment voter ou avoir rencontré des problèmes de carte d’électeur.

 En ce qui concerne le profil des électeurs expatriés, il s'agit généralement de personnes diplômées entre 25 et 54 ans, qui ont un emploi, qui habitent en zone urbaine et qui résident depuis longtemps dans leur pays d'accueil. Ils sont légèrement plus enclins à voter pour un parti de leur pays d’origine que pour un parti de leur pays de résidence.

Quant à leur attitude générale à l’égard de l’Union européenne, les expatriés ayant participé au sondage affichent davantage de positions pro-européennes que la moyenne de la population. La principale raison de voter aux élections européennes de 2019 était le sentiment d’être européen ou d’être citoyen de l’Union européenne, un avis exprimé bien plus nettement qu’au sein de la population globale des 28 États membres. De plus, la question qui a majoritairement déterminé leur choix était la façon dont l’Union européenne doit fonctionner à l’avenir.