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Rencontre bilatérale entre écoles EPAS belge et luxembourgeoise

14/02/2020

Les bureaux de liaison du Parlement européen au Grand-duché de Luxembourg et en Belgique ont, pour la première fois, organisé une rencontre bilatérale entre deux écoles EPAS. Cette rencontre-débat a été préparée par les élèves lors d'une rencontre préalable entre les deux écoles.

Ce vendredi 14 février, dans l'ancien hémicycle du Parlement européen à Luxembourg, 150 élèves belges et luxembourgeois se sont réunis pour la matinée afin de mettre sur le gril les eurodéputés luxembourgeois Christophe Hansen (CSV / PPE), Tilly Metz (Déi Gréng / Les Verts) et belge Benoît Lutgen (cdH / PPE). Environnement, droits de l'homme, réseaux sociaux ou encore Brexit ont fait l'objet de questions de la part des jeunes âgés de 16 à 18 ans venant respectivement du Lycée du Nord à Wiltz (LU) et de l'Institut Notre-Dame Séminaire (INDSé) à Bastogne (BE). Ces deux écoles font partie du programme EPAS – European Parliament Ambassador School.

Deux heures durant, les jeunes ont relayé leurs interrogations et craintes concernant l'UE d'aujourd'hui et de demain. Mobilité et environnement ont fait l'objet de plusieurs questions et les réponses données par les eurodéputés montrent que même si la Belgique et le Luxembourg sont proches géographiquement, leurs sensibilités sont néanmoins très différentes notamment en ce qui concerne différents sujets comme notamment la gratuité des transports en commun. Sujet d'inquiétude par excellence chez les jeunes, l'impact négatif des réseaux sociaux sur la vie privée et les droits des citoyens intervient dans une question relayée par Manon, élève de l'INDSé, Bastogne. Tilly Metz insiste sur «le travail de sensibilisation à opérer chez les enfants dès leur plus jeune âge» en plus de l'installation de «garde-fous» dans un système de communication «rapide et sans tabou». Christophe Hansen plaide, lui, pour «une formation dans la gestion des réseaux sociaux à mettre en place dans les écoles» et Benoît Lutgen se dit lui «effrayé» de voir la haine et le racisme déferler sur les réseaux sociaux. Il insiste sur le fait de «d'abord vivre sa vie avant de la diffuser».

Antonin, autre élève de l'INDSé, aborde le sujet brûlant du Brexit. Pour Tilly Metz, le Brexit rend «les jeunes beaucoup plus conscients des atouts à faire partie de l'UE, et dès lors des risques qui pèsent dorénavant sur le Royaume-Uni». A la question de savoir si d'autres Etats membres risquent de quitter l'UE, l'impact financier du Brexit devrait freiner tout élan de la sorte. A l'inverse, sur la question d'un potentiel élargissement de l'UE, notamment aux pays des Balkans, les trois eurodéputés plaident à l'unisson pour «la plus grande rigueur». «Il faut se montrer strict et n'accorder aucune faveur», tout en «leur offrant des perspectives très, très claires» mais «pas à n'importe quel prix», selon Lutgen et Hansen. Pour eux, «l'Union européenne y gagnerait en diversité». S'il convient donc de «prendre le temps nécessaire à la discussion», ce serait «une faute politique grave de ne pas travailler à cette ouverture» pour Tilly Metz. L'eurodéputée verte ajoute que «le risque existe de voir ces pays se tourner vers d'autres pays, et de se retrouver sous influence russe ou chinoise».

Le débat riche en discussions s'est terminé peu après 13h et les élèves ont pu continuer leurs échanges de manière informelle avec les eurodéputés avant de rejoindre leurs écoles respectives contents de leur matinée.