Perspectives economiques et budgetaires de l'Union europeenne pour 2017

27-01-2017

La présente étude expose les perspectives économiques et budgétaires de l’Union européenne pour 2017 et au delà. Selon les prévisions économiques, la croissance et la création d’emploi seront modérées dans un contexte de défis intérieurs et extérieurs tenaces qui pourraient entraver la reprise. Un manque d’investissement persiste dans presque tous les États membres de l’Union et un certain nombre de mesures de l’Union participent à le combler. Même si les politiques budgétaires continuent de relever principalement de la compétence des États membres, elles sont de plus en plus coordonnées au niveau de l’Union par l’intermédiaire de règles et de procédures, telles que le semestre européen. Un facteur essentiel de la stabilisation budgétaire manque toutefois à l’appel, étant donné que le budget de l’Union n’a pas été conçu pour endosser ce rôle. Ce phénomène est dû à la taille du budget de l’Union (seulement 1 % environ du revenu national brut de la zone) et à sa flexibilité limitée dans le cadre de la programmation budgétaire pluriannuelle. Alors que la structure du budget 2017 est en grande partie définie par le cadre financier pluriannuel (CFP) 2014-2020, les institutions européennes ont eu recours aux dispositions en matière de flexibilité du CFP afin de renforcer les ressources dans les domaines perçus comme primordiaux – les crises économique et migratoire ainsi que les problèmes de sécurité émergents. La nécessité de faire appel à ces dispositions semble être une caractéristique persistante de l’actuel CFP. Le débat sur l’avenir du budget de l’Union devrait s’intensifier en 2017, avant la proposition de la Commission européenne relative à un CFP pour l’après-2020. Dans un monde en constante mutation, la conception du budget de l’Union doit garantir l’équilibre entre la prévisibilité de l’investissement et la capacité à répondre aux nouveaux défis et priorités.

La présente étude expose les perspectives économiques et budgétaires de l’Union européenne pour 2017 et au delà. Selon les prévisions économiques, la croissance et la création d’emploi seront modérées dans un contexte de défis intérieurs et extérieurs tenaces qui pourraient entraver la reprise. Un manque d’investissement persiste dans presque tous les États membres de l’Union et un certain nombre de mesures de l’Union participent à le combler. Même si les politiques budgétaires continuent de relever principalement de la compétence des États membres, elles sont de plus en plus coordonnées au niveau de l’Union par l’intermédiaire de règles et de procédures, telles que le semestre européen. Un facteur essentiel de la stabilisation budgétaire manque toutefois à l’appel, étant donné que le budget de l’Union n’a pas été conçu pour endosser ce rôle. Ce phénomène est dû à la taille du budget de l’Union (seulement 1 % environ du revenu national brut de la zone) et à sa flexibilité limitée dans le cadre de la programmation budgétaire pluriannuelle. Alors que la structure du budget 2017 est en grande partie définie par le cadre financier pluriannuel (CFP) 2014-2020, les institutions européennes ont eu recours aux dispositions en matière de flexibilité du CFP afin de renforcer les ressources dans les domaines perçus comme primordiaux – les crises économique et migratoire ainsi que les problèmes de sécurité émergents. La nécessité de faire appel à ces dispositions semble être une caractéristique persistante de l’actuel CFP. Le débat sur l’avenir du budget de l’Union devrait s’intensifier en 2017, avant la proposition de la Commission européenne relative à un CFP pour l’après-2020. Dans un monde en constante mutation, la conception du budget de l’Union doit garantir l’équilibre entre la prévisibilité de l’investissement et la capacité à répondre aux nouveaux défis et priorités.